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Des chercheuses de Mount Allison reçoivent une subvention des IRSC pour améliorer l’éducation sexuelle offerte aux jeunes du Nord canadien

Deux chercheuses de l’Université Mount Allison ont reçu une subvention de planification des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). La professeure en psychologie Dre Lisa Dawn Hamilton et la professeure en sociologie Dre Vanessa Oliver collaborent à un projet visant à élaborer une stratégie d’intervention relative à l’éducation de la santé‑sexualité propre au Nord et aux Autochtones. La subvention de planification s’élève à 13 050 $ sur un an.

La subvention permettra de financer une étude préliminaire qui servira à déterminer si un projet à long terme visant à encourager des jeunes des Territoires du Nord-Ouest à tourner de courts métrages sur la santé‑sexualité pouvant servir dans des localités du Nord canadien est réalisable.

« Nous voulons que des jeunes fassent des films sur l’éducation de la santé‑sexualité applicables à leur vécu et qui serviront à informer les jeunes de régions isolées, de dire Mme Hamilton. Il s’agit d’une façon d’offrir, dans des localités éloignées, une éducation sexuelle approfondie qui rejoint les jeunes sans que personne n’ait à se rendre dans ses localités, ce qui en fait une méthode abordable et plus accessible. »


La subvention permettra aux chercheuses de se rendre dans deux localités des Territoires du Nord-Ouest cet été pour tenir des groupes de discussion réunissant des jeunes, des adultes intéressés et des Anciens.

« Nous voulons déterminer ce que sont, à leur avis, les besoins des communautés, l’intérêt que suscite le projet et la faisabilité de projets de production de vidéos », de préciser Mme Hamilton.

Les Territoires du Nord-Ouest ont parmi les taux les plus élevés d’infections transmises sexuellement (ITS) au Canada. En informant les jeunes, Mmes Hamilton et Oliver espèrent contribuer à réduire le taux d’ITS, et à réduire le taux de grossesses non désirées chez les jeunes ainsi que les agressions sexuelles. Une telle approche a déjà donné de bons résultats. L’une des localités où elles se rendront, Behchoko, a lancé un projet similaire de vidéos communautaires et déjà le taux d’ITS a diminué.

Mme Oliver indique que des données préliminaires permettent de constater que des projets mettant à profit l’expression artistique comme le projet proposé ont des répercussions favorables. De plus, ils interpellent tout particulièrement les jeunes.

« En particulier au niveau des médias numériques — ils sont très branchés, indique-t-elle. Ces moyens de communication leur sont particulièrement adaptés puisque les jeunes peuvent diffuser leurs messages sur la santé‑sexualité sur Facebook et YouTube et les jeunes sont davantage susceptibles de se sentir viser et de tenir compte d’un contenu élaboré par des jeunes comme eux. »

Mme Oliver ajoute que ce genre de projet a aussi l’avantage de développer chez les jeunes des compétences en montage et en production de vidéos, en recherche et en leadership.

« Nous sommes heureux d’apprendre que Lisa Dawn et Vanessa ont reçu des fonds pour franchir la première étape d’un projet ambitieux dont pourront profiter des jeunes du Nord, de dire Dre Karen Grant, vice-rectrice principale et vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche. En collaborant, elles peuvent capitaliser sur leur expertise et créer un projet qui reconnaît que des problèmes complexes nécessitent la fusion de perspectives complémentaires. »

Mme Hamilton est professeure-chercheuse dans le domaine de la santé‑sexualité, alors que les travaux de Mme Oliver portent sur l’accès des jeunes à l’éducation et aux services en matière de santé-sexualité, les jeunes autochtones et la prévention du VIH. Mme Hamilton s’est déjà rendue dans les Territoires du Nord-Ouest une fois cet été, et elle et Mme Oliver se rendront à Yellowknife pour y tenir des groupes de discussion à partir du 21 août. Pour en savoir davantage sur le projet, suivez-les sur Facebook.